Plan Culinaire #2 : Pourquoi fait-on la queue deux heures pour manger une pizza ?

Si les files d’attente fleurissent devant les restaurants branchés des grandes villes françaises, c’est que leurs propriétaires ont décidé de s’affranchir d’une tâche ingrate : la réservation. Mais pourquoi nous semble-t-il normal d’attendre des heures pour manger ? Et comment expliquer cette tendance du «no résa» ?

 ILLUSTRATION:  MARIE GUILLARD

ILLUSTRATION: MARIE GUILLARD

Dans ce deuxième épisode de Plan Culinaire, on a voulu comprendre pourquoi les gens étaient prêts à attendre parfois plusieurs heures pour un faux-filet à L’Entrecôte ou un œuf mayo au Bouillon Pigalle. Derrière ce qui nous semble être une folie, il y a notamment le groupe Big Mamma, qui, en l’espace de trois ans, a ouvert pas moins de sept restaurants à Paris. Et aucun ne prend les réservations. On y trouve certes de bonnes margherita à seulement cinq euros, mais valent-elles le coup de poireauter deux heures sous la pluie ou par moins cinq degrés ?

Pour y voir plus clair, on est donc allées interroger restaurateurs, clients et critiques. Alors, la «no résa», c’est un coup de com’ ? Une histoire d’économie ? On a même demandé à une historienne si les tous premiers restaurants pratiquaient déjà le «no résa».

Et puisqu’il nous est arrivé, on le reconnaît, de faire la queue pour manger, on peut vous dire que les pancakes sont vraiment bons chez Holybelly, que les pizzerias du groupe Big Mamma ne sont pas mauvaises, et qu’Ippudo et Clamato valent vraiment le coup d’attendre – ou plutôt de choisir stratégiquement son heure.

Avez-vous déjà fait la queue devant un resto ? Lequel, et surtout : pourquoi ? On attend vos histoires et vos bonnes adresses malgré l’attente sur la page Facebook de Plan Culinaire, sur notre compte Instagram ou sur notre compte Twitter.

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Plan Culinaire #1 : Pourquoi est-on accro aux céréales du petit-déjeuner ?

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi vous avez mangé des Frosties ou des Chocapic pendant dix ans ? Est-ce parce que vous aimiez vraiment ça, ou parce qu’on vous a fait croire qu’il n’y avait pas d’alternative ?

 COLLAGE:  Thomas Baas

COLLAGE: Thomas Baas

Dans ce tout premier épisode de Plan Culinaire, on a essayé de comprendre pourquoi les céréales sont longtemps passées pour le petit-déjeuner idéal et continuent de nous être vendues comme tel.

On est donc allées discuter avec Simon, un graphiste tellement accro qu’il a créé un compte Instagram dédié aux céréales. On a lu cet article du Guardian qui raconte la tumultueuse histoire des frères Kellog. On a aussi interrogé Ana Paula Senn, chercheuse en alimentation à Tours, qui a étudié les discours liés au petit-déjeuner en France depuis les années 50. Enfin, Ariane Grumbach, diététicienne, tord le cou aux idées reçues sur ce repas hautement codifié et nous enjoint à manger ce qui nous plaît. Libéré·e·s !

Si l’épisode vous a donné faim, on vous recommande le petit-déjeuner iranien au Sohan Café (Paris 18e), le petit-déjeuner américain chez Buvette (Paris 9e), les pancakes aux fruits frais et crème fouettée de Holybelly (Paris 10e) ou les œufs Bénédicte chez Twinkie (Paris 2e).

Quelles sont vos adresses préférées pour petit-déjeuner ? Vous êtes plutôt céréales, houmous ou fromage ? On attend vos réponses et vos photos sur la page Facebook de Plan Culinaire, sur notre compte Instagram ou sur notre compte Twitter

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